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Par Diplomate0669
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Publié dans : MPF
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Mardi 24 avril 2007
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24
/04
/2007
16:34
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Philippe de Villiers se voulait être le "candidat du patriotisme"... il aura simplement été le sixième homme de ce premier tour des élections présidentielles.
Le Mouvement Pour la France n'a pas réussi son défi de dépasser la barre symbolique des 5%. Echec qui peut s'avérer préjudiciable, surtout si les législatives qui se préparent demeurent un second revers...
Le MPF, un parti de droite et d'inspiration souverainiste et gaulliste, n'a pas battu son propre record au premier tour des élections présidentielles, qui était de 4.75% en 1995. En effet, face aux rouleaux compresseurs du PS, de l'UDF et de l'UMP, P.de Villiers et l'ensemble de ses militants n'ont pu faire mieux que 2.33% : faible score pour tant d'espérance !
Avant ce 22 avril 2007, P.de Villiers et les siens croyaient dur comme fer pouvoir insuffler en leur faveur un mouvement électoral puissant d'au moins 2 millions de voix, voire plus comme le laissait penser Guillaume Peltier, le Porte parole de campagne du MPF, il y a encore quelques semaines. Même, il avait été question, très sérieusement, de pouvoir éventuellement voir le candidat au second tour... pour cela nous devons remonter à des déclarations de plus de 6 à 8 mois ! Au delà de ces visions quelque peu chimériques, le projet du MPF semblait tenir debout, mais la principale difficulté était de bien le développer. Pour cela, mieux valait ne pas compter sur les différents médias qui se sont entêtés uniquement sur quelques lignes, et quelques propositions : celles concernant l'immigration, dont l'amalgame était très vite fait avec "l'islamisation progressive de la France" que dénonce parallèlement P.de Villiers.
Le problème, c'est que le parti n'a pas réussi à décoller dans les sondages, puis surtout il n'a pas réussi à convaincre les français. Voilà le coeur des difficultés du candidat MPF tout au long de sa campagne : l'étincelle entre les électeurs et son programme, ses idées, sa vision de la France et du Monde n'a pas eu lieu. Ici s'inscrit fortement une énième différence avec l'autre candidat qui lui est comparé, injustement quand on analyse projet contre projet, c'est à dire Jean-Marie Le Pen. Cette différence vient d'une valeur extrêmement importante pour permette de se construire un électorat puissant, fort en espérant qu'il devienne majoritaire, je veux parler du charisme. Oui, P.de Villiers à travailler son image auprès des français, par rapport à celle qu'il avait en 1995, mais l'effet inverse semble s'être produit. Au lieu de récolter les électeurs qu'il pensait aller chercher, il en a finalement perdu un certain nombre, plus de 600 000 électeurs !
Ce "trou" est probablement dû à la "vague Sarkozy", qui a tout raflé sur son passage, bien aidé par François Bayrou. Car nous pouvons remarquer que même J-M Le Pen subit un manque de près de 1 million de voix par rapport à 2002. Mais en ce qui concerne P.de Villiers, lui qui disait il y a quelque temps "la France est en panne", aujourd'hui, comme analyse de son premier tour il pourrait avouer "le MPF est en panne".
Il ne voudra l'admettre en aucun cas, puisqu'il repart plein d'enthousiasme dans la bataille des législatives qui risquent de lui coûter très cher. Cher surtout financièrement, parce que les ressources économiques du parti ne sont pas très grandes, et que le non remboursement de ses 3 millions d'Euros de la campagne présidentielle va l'handicaper encore un peu plus.
Une fracture est évidente entre son approche et sa conception de la politique avec celle que les français attendent. P.de Villiers n'est peut-être pas assez moderne dans ses prises de positions, sa manière de se montrer, car même si l'aspect en lui même du candidat ne fait pas tout, c'est une étape en tout cas très importante si l'on veut ou non s'intéresser davantage au projet proposé.
P.de Villier peut avoir des regrets dans cette campagne... Notamment le fait qu'il n'est pas suffisamment parlé de son programme économique, digne de celui de F.Bayrou ou de N.Sarkozy ; de ses propositions en matière d'écologie proche de D.Voynet et F.Nihous... Bref, le candidat du MPF a certainement fait trop d'erreurs pour avoir ce maigre score. La faute il est vrai en parti aux médias qui ne lui ont facilité la tâche, mais surtout à des mauvais choix de propositions lors de ses apparitions médiatiques, se refermant lui même dans une catégories superficielle d'idées et de propositions ne représentant en rien le fond de son programme.
Pour l'ensemble du Mouvement Pour la France, de nombreux enseignements sont à tirer de cette élection en demi-teinte. Tout d'abord, vraisemblablement en matière de communication médiatique d'un projet clair et équilibré. Par la suite, penser à se démarquer des autres candidats par des touches d'originalités, sans tomber dans le "ridicule", syndrome qui touche peut-être le parti, qui ne donne pas de lui une image très "moderne".
Quoiqu'il advienne, P.de Villiers croit en son projet "pour la France", dans un but d'un "avenir meilleur". Alors rien que pour cette raison, ne serait-il pas intéressant de connaître en détails le fond de ce programme au delà de tous clichés et préjugés ?
Le Mouvement Pour la France n'a pas réussi son défi de dépasser la barre symbolique des 5%. Echec qui peut s'avérer préjudiciable, surtout si les législatives qui se préparent demeurent un second revers...
Le MPF, un parti de droite et d'inspiration souverainiste et gaulliste, n'a pas battu son propre record au premier tour des élections présidentielles, qui était de 4.75% en 1995. En effet, face aux rouleaux compresseurs du PS, de l'UDF et de l'UMP, P.de Villiers et l'ensemble de ses militants n'ont pu faire mieux que 2.33% : faible score pour tant d'espérance !
Avant ce 22 avril 2007, P.de Villiers et les siens croyaient dur comme fer pouvoir insuffler en leur faveur un mouvement électoral puissant d'au moins 2 millions de voix, voire plus comme le laissait penser Guillaume Peltier, le Porte parole de campagne du MPF, il y a encore quelques semaines. Même, il avait été question, très sérieusement, de pouvoir éventuellement voir le candidat au second tour... pour cela nous devons remonter à des déclarations de plus de 6 à 8 mois ! Au delà de ces visions quelque peu chimériques, le projet du MPF semblait tenir debout, mais la principale difficulté était de bien le développer. Pour cela, mieux valait ne pas compter sur les différents médias qui se sont entêtés uniquement sur quelques lignes, et quelques propositions : celles concernant l'immigration, dont l'amalgame était très vite fait avec "l'islamisation progressive de la France" que dénonce parallèlement P.de Villiers.
Le problème, c'est que le parti n'a pas réussi à décoller dans les sondages, puis surtout il n'a pas réussi à convaincre les français. Voilà le coeur des difficultés du candidat MPF tout au long de sa campagne : l'étincelle entre les électeurs et son programme, ses idées, sa vision de la France et du Monde n'a pas eu lieu. Ici s'inscrit fortement une énième différence avec l'autre candidat qui lui est comparé, injustement quand on analyse projet contre projet, c'est à dire Jean-Marie Le Pen. Cette différence vient d'une valeur extrêmement importante pour permette de se construire un électorat puissant, fort en espérant qu'il devienne majoritaire, je veux parler du charisme. Oui, P.de Villiers à travailler son image auprès des français, par rapport à celle qu'il avait en 1995, mais l'effet inverse semble s'être produit. Au lieu de récolter les électeurs qu'il pensait aller chercher, il en a finalement perdu un certain nombre, plus de 600 000 électeurs !
Ce "trou" est probablement dû à la "vague Sarkozy", qui a tout raflé sur son passage, bien aidé par François Bayrou. Car nous pouvons remarquer que même J-M Le Pen subit un manque de près de 1 million de voix par rapport à 2002. Mais en ce qui concerne P.de Villiers, lui qui disait il y a quelque temps "la France est en panne", aujourd'hui, comme analyse de son premier tour il pourrait avouer "le MPF est en panne".
Il ne voudra l'admettre en aucun cas, puisqu'il repart plein d'enthousiasme dans la bataille des législatives qui risquent de lui coûter très cher. Cher surtout financièrement, parce que les ressources économiques du parti ne sont pas très grandes, et que le non remboursement de ses 3 millions d'Euros de la campagne présidentielle va l'handicaper encore un peu plus.
Une fracture est évidente entre son approche et sa conception de la politique avec celle que les français attendent. P.de Villiers n'est peut-être pas assez moderne dans ses prises de positions, sa manière de se montrer, car même si l'aspect en lui même du candidat ne fait pas tout, c'est une étape en tout cas très importante si l'on veut ou non s'intéresser davantage au projet proposé.
P.de Villier peut avoir des regrets dans cette campagne... Notamment le fait qu'il n'est pas suffisamment parlé de son programme économique, digne de celui de F.Bayrou ou de N.Sarkozy ; de ses propositions en matière d'écologie proche de D.Voynet et F.Nihous... Bref, le candidat du MPF a certainement fait trop d'erreurs pour avoir ce maigre score. La faute il est vrai en parti aux médias qui ne lui ont facilité la tâche, mais surtout à des mauvais choix de propositions lors de ses apparitions médiatiques, se refermant lui même dans une catégories superficielle d'idées et de propositions ne représentant en rien le fond de son programme.
Pour l'ensemble du Mouvement Pour la France, de nombreux enseignements sont à tirer de cette élection en demi-teinte. Tout d'abord, vraisemblablement en matière de communication médiatique d'un projet clair et équilibré. Par la suite, penser à se démarquer des autres candidats par des touches d'originalités, sans tomber dans le "ridicule", syndrome qui touche peut-être le parti, qui ne donne pas de lui une image très "moderne".
Quoiqu'il advienne, P.de Villiers croit en son projet "pour la France", dans un but d'un "avenir meilleur". Alors rien que pour cette raison, ne serait-il pas intéressant de connaître en détails le fond de ce programme au delà de tous clichés et préjugés ?








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