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Analyses élections (2007, 2008...)

Communauté : Politique française de A à Z - Recommander - Par Diplomate0669 - Publié dans : Analyses élections (2007, 2008...)
Mercredi 19 mars 2008 3 19 /03 /2008 21:00

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  Ces élections municipales des 9 et 16 mars 2008 ont vu basculer la France dans une vague dite « rose ». En effet, la Gauche au sens général du terme a rendu une très bonne copie, et plus particulièrement le Parti Socialiste qui ressort vainqueur de ces élections d’échelle locale. Ce triomphe peut essentiellement se remarquer par la gérance de sept des dix plus grandes villes de France pour le plus grand parti de Gauche français. Il y a tout d’abord Paris (Bertrand Delanoë), puis Lyon (Gérard Collomb), Toulouse (Pierre Cohen), Nantes (Jean-Marc Ayrault), Strasbourg (Roland Ries), Montpellier (Hélène Mandroux) et enfin Lille (Martine Aubry). Pour cinq de ces villes, les maires sortants ont été réelu. Pour Toulouse, le résultat final s’est joué à rien du tout, mais la ville est désormais tout à fait « Rose ». Quant aux Strasbourgeois, ils accueillent de nouveau le maire qui fut le leur entre 1997 et 2001. A la sortie de cette soirée électorale on en perdrait presque de vue la Droite. Sur les dix plus grandes villes de France, elle en conserve trois : Marseille (Jean-Claude Gaudin), Nice (Christian Estrosi) et Bordeaux (Alain Juppé).

 

  Analysé ainsi, il semblerait évident que la Droite soit la grande perdante de ces élections. Néanmoins, cette conclusion (trop hâtive) n’est en réalité pas suffisamment nuancée. En effet, si nous prenons l’ensemble des résultats des listes de Gauches, ils s’élèvent approximativement à 49.5% et pour la Droite à 47.5%. Les chiffres à l’appui nous pouvons ainsi nous rendre compte que la « déferlante Rose » annoncée n’est pas d’actualité. Notons également que dans quelques villes, le PS a pu être aidé par une coalition au second tour avec les listes du MoDem. Néanmoins, les listes de la Majorité en ont fait parfois de même.

municipales_2.jpg  

  Il en résulte donc que ce que les médias ont voulu mettre en exergue une information fausse, c’est à dire une grande faillite de la Droite. Elle n’a pas eut lieu ! En disant ça, cela ne remet pas en question l’incontestable victoire de la Gauche (PS), bien aidée comme à Toulouse ou Périgueux, par le sentiment d’un vote sanction vis-à-vis du gouvernement à cause de la déception perçue à propos des dix premiers mois du mandat présidentiel : les réformes semblent stagner. Par exemple, pour le ministre de l’éducation nationale, Xavier Darcos, il n’a été battu que par 0.5% des voix en étant maire sortant de Périgueux. C’est là qu’a résidé quelques défaites cinglantes des listes de la Majorité.

  Enfin, face au bipartisme écrasant du PS et de l’UMP, le MoDem voulait faire parler de lui et s’imposer comme une troisième force politique française. Le défi n’a pas été rempli, et un sentiment d’inachevé reste en suspens, notamment pour François Bayrou, défait à Pau.

 

Communauté : Politique française de A à Z - Recommander - Par Diplomate0669 - Publié dans : Analyses élections (2007, 2008...)
Mercredi 23 mai 2007 3 23 /05 /2007 16:52

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 L'élection présidentielle à peine terminée que nous sommes déjà mis à contribution pour de futures élections... celles des législatives!
 Il consiste donc d'élire nos députés qui siègeront à l'Assemblée Nationale et qui auront une influence extrême quant à l'officialisation des lois.



 Plusieurs défis s'annoncent pour les différentes familles politiques françaises. Tout d'abord, il va s'agir de la première épreuve post-présidentielle pour N.Sarkozy, qui doit pouvoir confirmer sa victoire du 6 mai 2007, en remportant une majorité parlementaire forte et solide.
 En face du grand groupe de l' UMP, s'expose le Parti Socialiste qui va tenter de relever la tête après sa cuisante défaite lors du 2e tour des élections présidentielles. L'énigme reste entière quant à savoir si oui ou non le PS aura la force et surtout les moyens de s'opposer au gouvernement déjà en place du 1er Ministre François Fillon. Le chemin s'avère très sinueux pour les socialistes dont Ségolène Royal n'a pas voulu soutenir une candidature... cela fait quelque peu mauvais effet !
 Enfin, il y a notamment le MODEM de François Bayrou qui espère glaner des voix de part et d'autre... mais ses chances sont minimes, car l'élan de soutient en faveur de l'UDF est retombé comme il était arrivé. Cela est très probablement lié aux mauvais choix stratégiques de l'entre-deux tours du leader centriste, qui a voulu faire un appel du pied au PS mais qui finalement a jouer un rôle qui a déçu plus d'un de ses électeurs...

 Au delà des "maîtres" de la politique française, les partis plus faibles (LCR, MPF respectivement 5e et 6e des élections) vont également participer à la fête. Pour eux cela risque d'être encore plus difficile que lors du 1er tour des présidentielles, mais surtout certains d'entre eux pourraient bien se vouer à l'échec ce qui serait synonyme de faillite !



 Une nouvelle fois, rien n'est joué d'avance et la participation quasi historique des présidentielles devra être confirmée les 10 et 17 juin prochains. En attendant, nous sommes en train de nous diriger vers une restructuration de la politique française, par exemple si un certain Front National subit un second échec... ce sera le "début de la fin" !
- Recommander - Par Diplomate0669 - Publié dans : Analyses élections (2007, 2008...)
Lundi 23 avril 2007 1 23 /04 /2007 15:29

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 Forts de leurs résultats respectifs, le candidat de l'UMP Nicolas Sarkozy (31.18%) et la candidate du PS Ségolène Royal (25.87%), s'affronteront au second tour des élections présidentielles, dans un duel qui s'annonce dors et déjà complexe...
 Complexe, car cette campagne qui s'est ouverte pour le second tour risque d'être très intéressante et très passionnante donc compliquée comme elle le fut au premier tour !

 Dans un premier temps, observons qu'une grande différence a lieu entre les deux candidats : celle du report des voix de chacun des partis en lice au premier tour. En effet, Ségolène Royal va pouvoir se présenter à ce second tour en tant que "candidate de la gauche", puisque tous les partis, tels la  LCR menée par O.Besancenot (4.08%), le PCF mené par M-G Buffet (1.93%), Les Verts menés par D.Voynet (1.57%), la LO menée par A.Laguiller (1.33%), et le mouvement altermondialiste mené par J.Bové (1.32%) ont donné la même "consigne de vote" à suivre pour le second tour. Cette "consigne" est d'une part plutôt implicite comme chez O.Besancenot car il appel non pas à voter pour Ségolène Royal, mais à s'exprimer en faveur d'un "référundum contre Nicolas Sarkozy"... En revanche A.Laguiller, pour qui cette élection est la dernière, a demandé de suivre un vote en faveur de la candidate socialiste. Consigne de vote qu'elle n'avait plus donné depuis 1981...
 Alors que toute la gauche fait corps autour de Ségolène Royal, Nicolas Sarkozy a des raisons de se sentir un peu seul. Il est vrai qu'entre les candidats du FN J-M Le Pen (10.44%), et du MPF P.de Villiers (2.33%), aucun n'a appelé à voter pour l'un ou l'autre des candidats. Selon P.de Villiers : "[il n'est] pas propriétaire des voix de [s]es électeurs." Voilà pourquoi une "équation" apparait pour savoir comment le candidat de l'UMP va réussir à augmenter son nombre de voix. Pour lui, la technique à adopter est simple, il faut se déclarer comme "le candidat du rassemblement". Ainsi, Nicolas Sarkozy espère ramener à sa cause tous les électeurs de tout l'échiquier politique français. Voici maintenant quelques lignes où le report de voix est analysé, mais il manque une donnée capitale... le "grand X" de la grande équation du second tour : je veux nommer bien sur François Bayrou. Le candidat UDF a raté son pari d'être présent au second tour, mais son résultat est sans appel. Faire 18.57% des suffrages est un très bon score, car cela représente près de 7 millions d'électeurs. En effet, le mystère demeure entier concernant le vote des électeurs UDF... Ségo ? Sarko ? Il s'agit tout de même d'un comble de voter pour l'un ou pour l'autre puisque le vote Bayrou était au delà d'une envie de rassemblement politique, un moyen de contestation envers les deux cadors de la politique française. Désormais, François Bayrou a pris un autre statut au sein de la politique française et souhaite d'ailleurs l'utiliser comme moyen de pression face au PS et à l'UMP. L'heure est maintenant à préparer les futures élections législatives... et pourquoi pas en négociant certaines circonscriptions avec les deux candidats du second tour. Si F.Bayrou "joue bien le coup", il peut ressortir grand vainqueur de ces élections, plus que le/la prochain/e président/e. De plus, F.Bayrou ne pourrait il pas briguer une place de 1er Ministre, lui qui se dit ni de gauche ni de droite ? Il ne devrait avoir aucun mal à se fondre dans n'importe laquelle de ces politiques...
 Notons aussi que Gérard Schivardi, auteur du plus petit score du premier tour avec 0.34%, ne s'est pas exprimé à ce sujet... et d'ailleurs, est-ce important ? Il s'agit là du seul "trou" du côté de la gauche. Il en est de même pour Frédéric Nihous qui lui a dit ne vouloir donner "aucune consigne de vote"... mais ce que nous pourrions nous demander c'est de quel côté pencherait plus ses électeurs. A choisir, il s'agit certainement d'un rapatriement envers Nicolas Sarkozy.



 L'autre enjeu de ce second tour sera de savoir si la participation restera aussi forte. Quatre cas de figure sont possible. Tout d'abord, une démobilisation générale due à l'effondrement de certains candidats. Cette solution semble peu probable mais on ne sait jamais. Ensuite, un fort accroissement des votes blancs ou nuls soit dans un but de contestation, soit parce que ni Ségolène Royal, ni Nicolas Sarkozy sont appréciés. Mais de voter ainsi peut donner bonne conscience : le devoir du citoyen est exercé... Ou encore nous pourrions battre des records en matière de participation parce que certains voudront voter contre un des deux candidats. Et enfin, pensons-y également, il y aura peut-être ceux qui se diront que le choix est plus simple... deux candidats au lieu de douze, et que ce sera plus facile de ne pas se tromper sur le/la candidat/e vainqueur : le sentiment de gagner à un jeu... Donc nous pouvons nous apercevoir que rien n'est joué non plus du côté de la participation qui pourrait bien être un arbitre crucial que personne n'attend !

 Finalement, le 6 mai prochain, il y aura un retour au face à face "à l'ancienne", c'est à dire : "candidat de gauche-candidat de droite". Cela aussi est un facteur qui conditionne l'inexactitude et l'incertitude du vote, car le second tour risque d'être ouvert et très serré...
 Il n'y aurait rien d'étonnant que les résultats ne comprennent pas plus de 1 voire 2 points d'écart entre les deux candidats.

 Même si rien n'est joué d'avance, et que tout reste à faire pour chacun des deux candidats, notons tout de même que d'un côté, une "dynamique de gauche" tente de s'instaurer pour porter Ségolène Royal au coeur de l'Elysée et que de l'autre, Nicolas Sarkozy bénéficie d'un score déjà très élevé, et que son charisme pourrait bien voler la vedette à la candidate socialiste, notamment lors du débat télévisé du 2 mai. Nous pouvons peut être penser que tout se jouera là !


 
- Recommander - Par Diplomate0669 - Publié dans : Analyses élections (2007, 2008...)
Dimanche 22 avril 2007 7 22 /04 /2007 23:33

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 C'est fait ! Le premier tour des élections présidentielles que nous attendions tous est enfin arrivé ! A peine les résultats donnés que nous sommes déjà en route pour le deuxième tour, et même pour certains en prévision des législatives !
 Attardons nous tout d'abord sur le premier chiffre, la première données statistique du scrutin tant attendu... le taux de participation.

 Depuis quelques semaines maintenant, nous pouvions prévoir qu'une forte participation du peuple français lors de ce premier tour était prévisible. Le record en la matière appartient toujours aux élections présidentielles de 1965 (premier vote au suffrage universel direct), avec un taux très élevé de la participation étant de 84.75%.
 Cette année en 2007, il n'y a pas à se cacher... comme en 2002. En effet, les français se sont davantage mobilisés pour participer au vote du premier tour. En 2002 une maigre participation de 71.6% avait certainement permis à Jean-Marie Le Pen d'être au second tour, alors que cette année, un renversement de situation a eu lieu. Pourquoi pouvons nous dire cela? C'est bien simple. Depuis quelques années, de "grands experts" en politique annonçaient déjà la fin de la démocratie, de la République... bref de la Politique en fait. Tout ça parce que les français s'y intéressaient "moins". Ce 22 avril 2007 fera donc taire toutes ces analyses pour un bon moment puisque le taux d'abstention ne s'élève qu'à 16.22% soit une participation de 83.78% des personnes inscrites sur les listes électorales. Encore un tout petit pourcent et le record aurait pu être battu !

 En tout cas, cette participation majeure est le fruit d'un lourd travail en amont de l'ensemble de la classe politique, qui a essayé de redevenir accessible pour la majorité du peuple, lui qui estimait depuis fort longtemps, et à juste titre, ne plus se sentir concerné par les "grands" discours des politiques. D'un côté donc les efforts des hommes et des femmes politiques, puis de l'autre, celui aussi de tout le peuple français. En effet, c'est lui qui a redonné un élan et un nouveau souffle à notre politique française.
 
 Donc aujourd'hui, peu importe les résultats de ce premier tour des présidentielles 2007, car les politiques et le peuple français en ressortent gagnants !
 Finalement nous pouvons souhaiter que ce mouvement ne fléchisse pas et que l'ensemble des français ne soient pas déçus par la politique menée dans les cinq années qui viennent.

 Un tournant démocratique a eu lieu ce soir du 22 avril 2007, grâce à vous... bravo et merci !
- Recommander - Par Diplomate0669 - Publié dans : Analyses élections (2007, 2008...)
Mardi 10 avril 2007 2 10 /04 /2007 21:05

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 A désormais 12 jours du premier tour des élections présidentielles, effectuons ensemble un petit tour d'horizon des... 12 candidats présents !
 Nous allons donc analyser les caractéristiques de chacun des candidats avec leurs principales idées et leurs principaux objectifs.

 Voici cette observation en suivant l'ordre du tirage au sort du CSA :



- Olivier Besancenot : la nouvelle vague "rouge" ?
Il représente la Ligue Communiste Révolutionnaire (LCR). Il s'agit là de sa deuxième présentation à cette élection . Ses idées sont de défendre un maximum la cause des salariés. Il s'oppose à toutes les formes de "grande autorité" et insiste pour que la France change à travers une révolution. Son but serait celui de plonger la France dans une anarchie totale pour faire table rase du passé. Aussi, une mesure "drôle", il se prononce en faveur de la "légalisation des drogues douces". En 2002, son score a été de 4,25% des suffrages exprimés et il espère bien cette année confirmer son score plus qu'honorable...
Pour le découvrir davantage...

- Marie-George Buffet : seule contre tous ?
Elle représente le Parti Communiste Français (PCF). Il s'agit là de sa première participation à cette élection.  Elle  qui voulu il y a un an former le mouvement des anti-libéraux se retrouve esseulée dans son coin. En effet, son combat se rapproche de celui d'Olivier Besancenot et d'Arlette Laguiller, mais il n'a pas convaincu l'ensemble des partis proche de son électorat. Un électorat qui abandonne de plus en plus le PCF d'ailleurs. Où est le temps ou ce parti faisait "trembler" la France avec des 25% lors des présidentielles ? Il faut revenir à Marchais pour en retrouver la trace. Depuis, d'autres personnes se sont succédées et le dernier en date fut Robert Hue en 2002 recueillant 3,37%. Aujourd'hui, la candidate veut créer une "dynamique de gauche" dans un but unique, celui de "battre la droite".
Pour en savoir plus...

- Gérard Schivardi : le mouton noir du groupe ?
Il ne représente aucun parti officiel, puisqu'il s'était dit "candidat des maires", mais cette appellation lui a été refusé. Il est simplement soutenu par le Parti des Travailleurs. Il s'agit là de son premier engagement à cette élection. D'ailleurs, Gérard Schivardi demeure la "surprise" de l'ensemble des candidats, car il faut bien l'admettre, avant l'officialisation de cette campagne, il n'était encore que le "simple" maire de Mailhac. Sa candidature ne fera certainement pas le poids et ne devrait pas obtenir de nombreux votes, mais sa présence à l'élection doit servir pour alimenter le débat politique dans les jours à venir... Si les 1% sont dépassés dans quelques jours, alors ce sera déjà une belle victoire !
Pour en découvrir encore...

- François Bayrou : est-il vraiment crédible ?
Il représente l'Union pour la Démocratie Française (UDF). Il s'agit là de sa deuxième présentation à cette élection. Il veut s'engager dans le vague et vaste chantier qu'est le clivage politique, pour arrêter les querelles qui ne font malheureusement plus avancer la France. Au delà de cette axe, François Bayrou veut incarner une nouvelle politique centriste et ainsi créer un gouvernement d'Union Nationale. Sa dynamique électorale est stable ces temps ci après avoir tutoyer les sommets courant les mois de février-mars. Lui qui a été l'auteur d'un score de 6,84% en 2002 entend bien jouer la carte de la victoire qui est à sa portée. Voilà pourquoi aujourd'hui il est difficile de savoir qui sera au second tour...
Pour élargir ses connaissances...

- José Bové :  l'homme de trop ?
Il représente le mouvement altermondialiste . Il s'agit là de sa première participation à l'élection. Les clichés veulent le désigner comme l'opposant aux OGM de cultures. En effet il l'est, mais ce n'est pas uniquement cela. Son investissement électoral s'établit également sur le rapprochement entre les "quartiers" et les "villes". De plus, il s'inscrit dans la lignée des candidats de la gauche de la gauche et nombreux sont ceux qui pensent tout haut qu'il est celui qui fera "perdre" Ségolène Royal (tout comme l'avait fait Jean-Pierre Chevènement en 2002 pour Lionel Jospin), si cette dernière n'était pas présente au second tour le 6 Mai prochain. Le souhait le plus profond de José Bové est d' "osez" pour lui (slogan). Lui qui ne voulait pas s'engager en politique il y a encore quelque mois fait figure aujourd'hui de candidat potentiel, non pas à un second tour, mais pour la bataille acharnée de la barre hautement symbolique des 5%.
Pour en savoir plus...

- Dominique Voynet : vers une écologie apolitique ?
Elle représente le parti écologique des "Verts". Il s'agit là de sa deuxième présentation à cette élection. Elle veut redonner un goût  nouveau à l'écologie.  La non candidature de Nicolas Hulot lui laissait penser  la possibilité d'envisager un bon score le 22 avril... mais la tendance n'a pas suivi. Dominique Voynet ne parvient pas à convaincre l'électorat écologique, et encore moins à une échelle plus grande. L'écologie est un des enjeux majeurs pour le XXIe siècle, mais il ne semble pas se fusionner avec la politique politicienne. La distinction se fait d'elle même. La candidate qui a recueillit 3,37% des suffrages en 1995 va devoir faire de sérieux efforts pour décoller des 1 à 2% des intentions de vote en sa faveur, si elle veut atteindre (une de plus), la barre des 5%.
Pour se faire une idée...

- Philippe de Villiers : le cinquième homme ?
Il représente le Mouvement Pour la France (MPF). Il s'agit là de sa deuxième participation à cette élection. Il se déclare être le candidat du "patriotisme". Attention, pas un patriotisme calqué sur Jean-Marie Le Pen qui "incommode" les français ; non, représenter "la fierté d'être français". Cependant, son terrain de chasse est assez restreint car il doit jouer des coudes entre Nicolas Sarkozy et Jean-Marie Le Pen, qui à eux deux représenteraient, selon les sondages, plus de 40%. Philippe de Villiers qui en 1995 avait échoué au pied de la satisfaction, c'est à dire recueillant 4,75% au lieu de 5%, veut croire en ses réelles chances de figurer comme la "surprise" de 2007, comme François Bayrou le fut en 2002, ce qui lui permettrait d'acquérir plus de poids au sein de la vie politique française... et ainsi avoir de plus grandes ambitions pour 2012 !
Pour avoir une opinion...

- Ségolène Royal : est-elle capable de convaincre ?
Elle représente le Parti Socialiste (PS). Il s'agit là de son premier engagement à cette élection. Elle se veut être la candidate de la "gauche" et ainsi insuffler un mouvement "social" face à la "violence de la droite". La campagne de "Ségo" est assez difficile. Elle fut tout d'abord contestée au sein de son propre parti, ce qui est encore le cas, et peine sérieusement à convaincre les français et ainsi à rassembler un maximum d'électeurs. Celle qui fut déjà ministre de l'environnement et ministre déléguée à l'éducation nationale joue également sur le fait qu'elle incarne la première femme qui a de réelles chances pour devenir Présidente de la France. "La France", justement parlons en : le patriotisme est devenu aussi une nouvelle priorité de son programme. Elle n'est plus à une gaffe près (Chine, Canada etc etc), mais cette fois ci son nouveau discours crée encore plus de division au coeur de son parti...
Pour avoir un avis...

- Frédéric Nihous : la confirmation d'une place politique ?
Il représente le parti de Chasse Pêche Nature et Tradition (CPNT). Il s'agit là de sa première participation à cette élection. Cette année Frédéric Nihous prend la place de Jean-Saint Josse en tant que candidat. 2007 pourrait bien signer la fin définitive du mouvement, ou bien l'événement contraire : une grande réussite en confirmant le score de 2002 qui était de 4,23% et passer ainsi la limite des 5%. Le chemin risque d'être laborieux à l'image de la défense de la chasse ou bien de la corrida en France. Mais ce combat n'est pas perdu d'avance, et si la campagne de Frédéric Nihous est bien menée, il pourrait bien rassembler les "indécis"...
Pour en savoir plus...

- Jean-Marie Le Pen : la candidature du bluff ?
Il représente le Front National (FN). Il s'agit là de sa cinquième présentation à cette élection. Pour ce qui s'avère être certainement sa dernière campagne présidentielle, Jean-Marie le Pen croit plus que jamais à ses chances de rééditer sa performance de 2002... Seulement voilà, aujourd'hui il plafonne dans l'électorat français. Il n'arrive pas à dépasser sa moyenne de 15%, et pour faire parti du second tour, il faudra faire bien plus ! En tous les cas, le leader du FN ne perd pas une occasion pour fustiger et Nicolas Sarkozy et Philippe de Villiers sur leurs positions "francophile". Le problème de cette année, c'est que le peuple français risque de se lasser de Jean-Marie Le Pen. En effet, il est présent dans le débat politique depuis plus de 50 ans, et rien ne semble avoir réellement changé par rapport aux valeurs nationalistes qu'il défend. Nous pouvons donc légitimement nous demander si le projet du candidat tiend encore la route.
Pour en connaître davantage...

- Arlette Laguiller : un bilan positif ?
Elle représente la Lutte Ouvrière (LO). Il s'agit là de sa sixième participation à cette élection. Elle en est la doyenne de l'exercice présent ! Nous savons d'ailleurs aujourd'hui que cette campagne en tant que candidate sera la dernière... en 2012 il y en aura UNE autre. Et oui, le féminisme, ou plutôt cette forme de misandrie, continuera après le 22 avril. Arlette Laguiller ne fait pas dans le neuf. Elle reprend ses mêmes slogans qu'en 1974 : 'travailleuses, travailleurs". Puis surtout son discours est basé sur "l'arrogance des profits et des bénéfices des entreprises"... et le Cac40 n'est pas non plus épargné. Auteur d'un bon score en 2002 avec 5,72% des suffrages, la candidate LO espère secrètement refaire, voire dépasser, son résultat, mais la tâche s'annonce plus que périlleuse et délicate. En effet, la division qui a lieu à "gauche" ne joue pas en sa faveur... Arlette Laguiller voudra néanmoins partir avec les honneur !
Pour en découvrir plus...

- Nicolas Sarkozy : un véritable changement ?
Il représente l'Union pour un Mouvement Populaire (UMP). Il s'agit là de sa première présentation à cette élection. Il se veut être l'homme de la "rupture tranquille" et incarner le changement de la France en prônant que "tout est possible", bref Nicolas Sarkozy a la conviction de porter avec lui un "message d'espoir". Ce message passe très bien chez certains électeurs, mais coince davantage chez d'autres. Le paradoxe de "Sarko" c'est qu'il n'y a pas de "juste milieu" dans ces propositions, mais il n'y en a pas non plus parmi son électorat. Son "oeuvre" de rassemblement est facilitée néanmoins par la division de la "gauche" et donc en partie de sa rivale Ségolène Royal, mais peine du côté de la droite de la droite, avec Jean-Marie Le Pen et Philippe de Villiers qui créent le trouble par des valeurs toutes bien distinctes mais se confondant sur les notions générales du patriotisme.
Pour en savoir davantage...

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