Partager l'article ! Quels partenaires pour quel projet ? Partie I: Grande plénière du vendredi 20 août, 18h-21h. En présence de : ...
La politique, le politique, les politiques : ce qu'elle est, ceux qui la font et ce qu'elle fait...
Grande plénière du vendredi 20 août, 18h-21h.
En présence de :
Corinne Lepage, présidente de CAP21 ;
Patrice Bessac, porte-parole du PCF ;
Cécile Duflot, secrétaire nationale des Verts ;
Daniel Cohn-Bendit, eurodéputé ;
Pierre Moscovici, secrétaire national du PS chargé de la convention nationale sur le nouveau modèle de développement ;
Corinne Morel d'Arleux, secrétaire nationale du Parti de Gauche au combat écologique.
La plénière commence par une brève présentation des enjeux que chacun estime importants pour construire (ou pas) un partenariat. Les interventions ne doivent pas excéder 3 minutes... chose rare lors d'une conférence, tous auront respecté les temps de parole : un bon signe, cela laisse présager une véritable écoute et une véritable conviction pour ce moment politique.
C'est Corinne Morel d'Arleux qui ouvre le bal en se revendiquant également pour une « transformation écologique et sociale de la société ». Pour elle, la question à se poser est la suivante : que consommons-nous et que produisons-nous ? La réponse efficace à ce problème serait alors de revoir notre perspective productiviste selon une « planification écologique ».
Pour Patrice Bessac il existe trois enjeux majeurs. Le premier revient à attaquer la nouvelle aristocratie financière mondiale qui pèse lourdement au niveau des conséquences économiques, sociales... et écologiques. Le second concerne la « responsabilité de la gauche », c'est à dire que le moment actuel peut permettre un retour aux valeurs de gauche et cela doit donc se faire intelligemment car il n'y a pas le droit à l'erreur, surtout vis-à-vis des citoyens. Enfin, il doit y avoir une remise en cause des institutions car ces dernières sont empruntes d'un fort caractère monarchique.
L'intervention de Pierre Moscovici ne fut pas d'une sérénité parfaite du fait de l'animosité de certaines personnes présentent dans l'amphithéâtre. Néanmoins, il a tout de même pu énoncer son avis, au nom du PS. Selon lui justement, « quelque chose d'important » se passait dans la « confrontation et dans l'échange » qu'avaient alors lieu. Il a martelé l'idée selon laquelle « aucun parti politique ne pourra[it] gagner seul ». Il a dans la foulée reconnu la « possible position [trop] hégémonique du PS » par le passé. Vis-à-vis des écologistes, il avoue ne pas avoir les « mêmes positions » sur l'ensemble des sujets mais cela ne doit pas empêcher de prendre conscience de « la responsabilité commune » à former une alternative, créant une alternance au sarkozysme qui aura été une « expérience brutale, traumatisante, grave » pour la France. Pierre Moscovici a revendiqué de ce fait une « alternative durable » pour la gauche. Il y a donc un « devoir commun de construire une transition - le terme diffère de transformation, cela n'est pas anodin - sociale et écologique » et en conséquence de construire un « nouveau modèle républicain ». Retrouvez son intervention en vidéo :
Corinne Lepage est intervenue par la suite en donnant deux axes de réflexions. Tout d'abord, il faut « rendre possible les choses concrètes » ce qui oblige évidemment un projet à long terme et force à sortir des contradictions. Ensuite, il est de "notre devoir de défendre les valeurs républicaines lesquelles ne doivent en rien être théoriques". Retrouvez son intervention en vidéo :
Le moment est venu pour les représentants « directs et officiels » de l'écologie de s'exprimer enfin. Cécile Duflot prend la première la parole. Pour elle il est manifeste que « les mots, les termes de l'écologie ont été accepté mais il n'y a rien de concret ». L'enjeu fondamental est donc de « répondre au désarroi, à la souffrance et au mal-être » des français. Il est de leur responsabilité de « redonner envie de croire en la politique dans un pays qui ne croit plus en grand chose ». Pour elle les mots ont un sens et les valeurs républicaines doivent se caractériser par une société plus "juste et plus égalitaire" car aujourd'hui nous avons affaire à un "écartèlement social et à une incompréhension citoyenne", d'où la nécessité de la transformation écologique et sociale. Retrouvez son intervention en vidéo :
Enfin, Daniel Cohn-Bendit clôture ce « 1er tour » en posant à son tour deux enjeux. Premièrement la "transformation écologique de l'économie" a pour but de sortir de la crise en posant les jalons sur le long terme. Deuxièmement, il s'agit de « renouer avec une autre idée de la gouvernance démocratique ». Il doit apparaître une « éthique de gouvernance » dont le centre de préoccupation principal passe par le « bien commun ». Cette « rénovation culturelle démocratique » sera difficile mais ceux qui vont diriger doivent en prendre conscience. Retrouvez son intervention en vidéo :
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