Partager l'article ! Les sondages influencent-ils le comportement électoral ?: Synthèse rédigée sur le texte de Patrick Lehingue, Subunda. Coups de sond ...
La politique, le politique, les politiques : ce qu'elle est, ceux qui la font et ce qu'elle fait...
Synthèse rédigée sur le texte de Patrick Lehingue,
Subunda. Coups de sonde dans l'océan des sondages.
Exercice hebdomadaire pour le TD d'Approche et terrain / Science sociale du Politique.
L'opinion publique prend une place importante dans le modèle démocratique. En effet, les sondages mènent en partie la vie des politiques mais ils pourraient également avoir une influence dans les choix politiques individuels. C'est ce qu'étudie Patrick Lehingue à propos de l'impact des sondages électoraux. La question est de savoir s'il existe un lien de causalité entre sondage et élection et voir si sa répercussion n'est pas tronquée
Les sondages sont vecteurs d'« effets ». Deux « concepts » s'affrontent : le « bandwagon » qui correspond à un choix de vote déterminé en fonction de l'annonce probable de victoire à l'élection a contrario du « underdog » qui, par compassion, s'oriente vers le « petit poucet » de la compétition. En fonction que le candidat soit donné gagnant ou perdant sa courbe élective évolue dans les sondages. Ces deux positions sont d'ordre « idéale ».
Ces « concepts écrans » masquent les enjeux politiques et favorisent désintérêt de l'électeur et des conditions de production du vote. Également, les avis exprimés peuvent ne pas correspondre à l'intention personnelle, cela s'inscrit dans un processus stratégique d'influence du vote de façon indirecte. Ces votes « stratégiques » sont au nombre de trois. « Utile » dont le but n'est pas de voter pour le candidat qui détient la préférence de l'électeur mais en faveur de celui qui peut vaincre celui dont on craint la victoire. « Rationnel » s'agissant d'un « placement » électoral afin de maximiser l'utilité du vote, à l'image du fonctionnement des marchés financiers (Keynes). « Réactif » qui de façon volontaire va à l'encontre des estimations des sondages.
Ces effets ont des limites explicatives. Par exemple, pour le référendum de 2005, le OUI et le NON ont bénéficié à des périodes différentes d'intentions de votes reposant sur les mêmes effets. Cela pourrait être lié à deux phénomènes : la neutralisation de la campagne et l'étroite certitude des votant. De façon globale, les sondages préélectoraux ne parviendraient pas à influencer au final le choix de l'individu, à l'exemple de Chaban-Delmas et Balladur en 1974 et 1995. De plus, l'aspect méthodologique du sondage est décrié car les échantillons expérimentaux ne sont pas forcément représentatifs. Enfin, la « tentation de projection » fausse l'orientation du vote mais une difficulté persiste pour montrer que les sondages ont une influence réelle sur le choix électoral.
Le comportement politique et en particulier électoral peut se voir influencer par les sondages. Reste à savoir s'il est possible de prévoir ce comportement ; ainsi la crainte est légitime que les sondages soient manipulés par les politiques à des fins peu démocratique. Dans ce cas le sondage, qui s'appuie pourtant sur un socle populaire, déservirait le peuple au profit du pouvoir...
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