Ces élections municipales des 9 et 16 mars 2008 ont vu basculer la France dans une vague dite « rose ». En effet, la Gauche au sens général du terme a rendu une très bonne copie, et plus particulièrement le Parti Socialiste qui ressort vainqueur de ces élections d’échelle locale. Ce triomphe peut essentiellement se remarquer par la gérance de sept des dix plus grandes villes de France pour le plus grand parti de Gauche français. Il y a tout d’abord Paris (Bertrand Delanoë), puis Lyon (Gérard Collomb), Toulouse (Pierre Cohen), Nantes (Jean-Marc Ayrault), Strasbourg (Roland Ries), Montpellier (Hélène Mandroux) et enfin Lille (Martine Aubry). Pour cinq de ces villes, les maires sortants ont été réelu. Pour Toulouse, le résultat final s’est joué à rien du tout, mais la ville est désormais tout à fait « Rose ». Quant aux Strasbourgeois, ils accueillent de nouveau le maire qui fut le leur entre 1997 et 2001. A la sortie de cette soirée électorale on en perdrait presque de vue la Droite. Sur les dix plus grandes villes de France, elle en conserve trois : Marseille (Jean-Claude Gaudin), Nice (Christian Estrosi) et Bordeaux (Alain Juppé).
Analysé ainsi, il semblerait évident que la Droite soit la grande perdante de ces élections. Néanmoins, cette conclusion (trop hâtive) n’est en réalité pas suffisamment nuancée. En effet, si nous prenons l’ensemble des résultats des listes de Gauches, ils s’élèvent approximativement à 49.5% et pour la Droite à 47.5%. Les chiffres à l’appui nous pouvons ainsi nous rendre compte que la « déferlante Rose » annoncée n’est pas d’actualité. Notons également que dans quelques villes, le PS a pu être aidé par une coalition au second tour avec les listes du MoDem. Néanmoins, les listes de la Majorité en ont fait parfois de même.
Il en résulte donc que ce que les médias ont voulu mettre en exergue une information fausse, c’est à dire une grande faillite de la Droite. Elle n’a pas eut lieu ! En disant ça, cela ne remet pas en question l’incontestable victoire de la Gauche (PS), bien aidée comme à Toulouse ou Périgueux, par le sentiment d’un vote sanction vis-à -vis du gouvernement à cause de la déception perçue à propos des dix premiers mois du mandat présidentiel : les réformes semblent stagner. Par exemple, pour le ministre de l’éducation nationale, Xavier Darcos, il n’a été battu que par 0.5% des voix en étant maire sortant de Périgueux. C’est là qu’a résidé quelques défaites cinglantes des listes de la Majorité.
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