Mercredi 1 décembre 2010 3 01 /12 /Déc /2010 10:02

 

Après Arnaud Montebourg, c'est au tour de Ségolène Royal de se déclarer candidate à la candidature lors des primaires du PS pour les élections présidentielles.

La pseudo alliance entre Martine Aubry, Dominique Strauss-Kahn et Ségolène Royal vole donc en éclat, une semaine après la confirmation de l'existence, selon la secrétaire national du PS, d'un accord commun pour que le ou la plus apte des trois soit candidat et soit soutenu par les deux autres. C'est bien dommage pour le PS, car cette démarche aurait sûrement permis un bon score en 2012... j'en veux pour preuve cette attitude au sein du Partido Verde en Colombie lors des présidentielles de mai-juin 2010 : il y a eu une coopération entre diverses personnalités politiques (des anciens maires de Bogotá pour beaucoup) ce qui a permis - du moins en surface - de ne pas montrer de querelles politiques dont les électeurs ont horreur... et en définitive d'atteindre le second tour et de réaliser un score désormais historique pour les Verts : 27% !

On voit donc que la guerre des égos et les luttes fratricides n'en finissent pas du côté du PS qui faisait mine d'avoir appris des échecs et tiré les leçons des erreurs du passé... que neni ! Le bal des faux-cul reprend - seulement, s'était-il vraiment arrêté ? - La France, la politique et surtout les Français en pâtissent de nouveau...

 

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Par Diplomate0669 - Publié dans : PS
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Mardi 21 septembre 2010 2 21 /09 /Sep /2010 06:07

Cours 1 - Amphi Aubrac, lundi 20 septembre à 8h00.

 

  • Les média font-ils de la politique ? Les média et LA politique.

    → des hommes politiques qui sont journalistes : Noël Mamère (« C'est la Vie »), Dominique Baudis (Reporter TF1 – Directeur CSA – Président Conseil général Garonne), François Baroin (France Inter), Jean-François Kahn (Marianne). Frontière partielle entre les deux disciplines.

    → des journalistes qui sont hommes politiques.

    La presse est-elle politique ? Y a t-il un positionnement ?

    La presse partisane de 1880 n'a rien à voir avec celle d'aujourd'hui. La presse d'opinion est écrasante/dominante. Age d'or : fin XIXe début 2e Guerre mondiale. L'Humanité, Jean Jaurès (1904) → rattachement au PCF au congrès de Tours en 1920. 1939 : diffusion de Paris Soir (1M800 exemplaires), le journal communiste Ce soir ne pourra jamais rivaliser. Innovation de Paris Soir avec reportages et enquêtes réalisés par des journalistes d'autres journaux (Albert Londres). Journaux d'appareils politiques. Toucher un électorat « populaire ». La masse de lecteurs est considérable. Les allemands en 1940 se rendent directement aux locaux de Paris Soir mais Jean Prouvot les a déjà fait changer de place. Deux Paris Soir paraîtront. Installation ensuite à Vichy dans les locaux de Pierre Laval. Interdiction de reparaître en 1945, à la place c'est Combat, le journal de Camus.

 

  • Qu'est-ce que les média font aux politiques ?

    Dans la fabrication du politique et de ses représentations citoyennes c'est exagéré de dire que tout vient du média. Il y a des « actions orientées vers » (Weber) car construites (par exemple familial) pour être orientées vers.

    Quelle métaphore rend compte de ce qui ne provient pas du médiatique et seulement du politique ? « Le courrier des politiques » Jean-Luc Parodi : fondamentalement non médiatisé. Cela peut-être une lettre de la préfecture, une feuille d'impôts : surprise. Relation faible entre l'État et le citoyen étant non médiatisée. « Six degrees of Kevin Bacon » - relation médiée interpersonnelle.

    La formation des opinions (politiques). Comment s'est-elle faite ? Début avec les théories de Columbia et Michigan.

 

  • Les nouveaux média et la politique.

    Dominique Cardon : « La démocratie d'Internet ». Comment Internet a changé les représentations/fonctionnement des rapports à la politique. La communauté virtuelle qui s'est créée à la fin des années 60-70 (Arpanet etc.. - théorie de « l'alias » : Création virtuelle de « moi » pour la création d'un monde nouveau) n'a aucun rapport avec ce que l'on connaît aujourd'hui (exemple FB) ! L'intelligence du réseau est dans les marges contrairement aux systèmes centralisés (télécom, tv etc.) Internet est décentralisé. L'architecture du réseau n'est plus centralisé. Logiciel libre. Possibilité de la création d'un « moi » virtuel.

    Internet est un média difficile à penser car il en combine de toute sorte émetteurs qui demeurent très variés et différents (face-à-face et multiple par le biais d'un commentaire relayé etc.). TV, radio, presse : contrôleurs de l'entrée de ce qui peut être dit ou non, de la place accordée, du moment où c'est exposé etc. Internet : information libre et disponible mais il y a le besoin d'une communauté, de liens, d'associations qui fasse remonter l'information à partir d'une architecture temporaire !

 

Par Diplomate0669 - Publié dans : Fac Science Politique Lyon II
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Mardi 7 septembre 2010 2 07 /09 /Sep /2010 12:30

Grande plénière du vendredi 20 août, 18h-21h.

 

En présence de :

 

  • Corinne Lepage, présidente de CAP21 ;

  • Patrice Bessac, porte-parole du PCF ;

  • Cécile Duflot, secrétaire nationale des Verts ;

  • Daniel Cohn-Bendit, eurodéputé ;

  • Pierre Moscovici, secrétaire national du PS chargé de la convention nationale sur le nouveau modèle de développement ;

  • Corinne Morel d'Arleux, secrétaire nationale du Parti de Gauche au combat écologique.

 

La plénière commence par une brève présentation des enjeux que chacun estime importants pour construire (ou pas) un partenariat. Les interventions ne doivent pas excéder 3 minutes... chose rare lors d'une conférence, tous auront respecté les temps de parole : un bon signe, cela laisse présager une véritable écoute et une véritable conviction pour ce moment politique.

 

C'est Corinne Morel d'Arleux qui ouvre le bal en se revendiquant également pour une « transformation écologique et sociale de la société ». Pour elle, la question à se poser est la suivante : que consommons-nous et que produisons-nous ? La réponse efficace à ce problème serait alors de revoir notre perspective productiviste selon une « planification écologique ».

Pour Patrice Bessac il existe trois enjeux majeurs. Le premier revient à attaquer la nouvelle aristocratie financière mondiale qui pèse lourdement au niveau des conséquences économiques, sociales... et écologiques. Le second concerne la « responsabilité de la gauche », c'est à dire que le moment actuel peut permettre un retour aux valeurs de gauche et cela doit donc se faire intelligemment car il n'y a pas le droit à l'erreur, surtout vis-à-vis des citoyens. Enfin, il doit y avoir une remise en cause des institutions car ces dernières sont empruntes d'un fort caractère monarchique.

L'intervention de Pierre Moscovici ne fut pas d'une sérénité parfaite du fait de l'animosité de certaines personnes présentent dans l'amphithéâtre. Néanmoins, il a tout de même pu énoncer son avis, au nom du PS. Selon lui justement, « quelque chose d'important » se passait dans la « confrontation et dans l'échange » qu'avaient alors lieu. Il a martelé l'idée selon laquelle « aucun parti politique ne pourra[it] gagner seul ». Il a dans la foulée reconnu la « possible position [trop] hégémonique du PS » par le passé. Vis-à-vis des écologistes, il avoue ne pas avoir les « mêmes positions » sur l'ensemble des sujets mais cela ne doit pas empêcher de prendre conscience de « la responsabilité commune » à former une alternative, créant une alternance au sarkozysme qui aura été une « expérience brutale, traumatisante, grave » pour la France. Pierre Moscovici a revendiqué de ce fait une « alternative durable » pour la gauche. Il y a donc un « devoir commun de construire une transition - le terme diffère de transformation, cela n'est pas anodin - sociale et écologique » et en conséquence de construire un « nouveau modèle républicain ». Retrouvez son intervention en vidéo :

 

 

 

Corinne Lepage est intervenue par la suite en donnant deux axes de réflexions. Tout d'abord, il faut « rendre possible les choses concrètes » ce qui oblige évidemment un projet à long terme et force à sortir des contradictions. Ensuite, il est de "notre devoir de défendre les valeurs républicaines lesquelles ne doivent en rien être théoriques". Retrouvez son intervention en vidéo :

 

 

 

 

Le moment est venu pour les représentants « directs et officiels » de l'écologie de s'exprimer enfin. Cécile Duflot prend la première la parole. Pour elle il est manifeste que « les mots, les termes de l'écologie ont été accepté mais il n'y a rien de concret ». L'enjeu fondamental est donc de « répondre au désarroi, à la souffrance et au mal-être » des français. Il est de leur responsabilité de « redonner envie de croire en la politique dans un pays qui ne croit plus en grand chose ». Pour elle les mots ont un sens et les valeurs républicaines doivent se caractériser par une société plus "juste et plus égalitaire" car aujourd'hui nous avons affaire à un "écartèlement social et à une incompréhension citoyenne", d'où la nécessité de la transformation écologique et sociale. Retrouvez son intervention en vidéo :

 

 

 

 

Enfin, Daniel Cohn-Bendit clôture ce « 1er tour » en posant à son tour deux enjeux. Premièrement la "transformation écologique de l'économie" a pour but de sortir de la crise en posant les jalons sur le long terme. Deuxièmement, il s'agit de « renouer avec une autre idée de la gouvernance démocratique ». Il doit apparaître une « éthique de gouvernance » dont le centre de préoccupation principal passe par le « bien commun ». Cette « rénovation culturelle démocratique » sera difficile mais ceux qui vont diriger doivent en prendre conscience. Retrouvez son intervention en vidéo :

 

 

 

 

Par Diplomate0669 - Publié dans : Journées d'Eté d'Europe Ecologie
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Mardi 7 septembre 2010 2 07 /09 /Sep /2010 12:15

Grande plénière du vendredi 20 août, 18h-21h.

 

En présence de :

 

  • Corinne Lepage, présidente de CAP21 ;

  • Patrice Bessac, porte-parole du PCF ;

  • Cécile Duflot, secrétaire nationale des Verts ;

  • Daniel Cohn-Bendit, eurodéputé ;

  • Pierre Moscovici, secrétaire national du PS chargé de la convention nationale sur le nouveau modèle de développement ;

  • Corinne Morel d'Arleux, secrétaire nationale du Parti de Gauche au combat écologique.

 

Cécile Duflot ouvre la seconde partie des débats. Il est clair pour elle que Europe Écologie et le Parti Socialiste ont des projets différents. C'est pourquoi il n'y a pas de « perspective de projet commun pour 2012 ». Ce qu'il faut alors viser c'est un « contrat sur réalisation » des enjeux respectifs, ce qui ne pourra pas se faire sans « dire la vérité des désaccords et des points positifs ». L'un des axes de travail important des mois et des années à venir est celui de la « croissance et du développement économique ». Il y a le besoin d'une prise en compte des spécificités du monde. Cela s'accompagne de fait d'une lutte contre la « productivité inutile » et la mécanisation outrancière à laquelle nous sommes exposés. Le contact humain doit être préserver ce qui revient à respecter les paysans.

Patrice Bessac enchaîne en estimant que le « mariage du vert et du rouge est une relation passionnée ». Cette phrase a considérablement fait exploser de rire la salle. Néanmoins il continue son intervention en clamant haut et fort qu'il faut prendre part au « chantier d'une gauche victorieuse demain » et également de réassumer une politique portée vers la culture.

Pour Pierre Moscivici un aspect essentiels pour un partenariat efficace et durable c'est de faire preuve de « sincérité ». Selon lui, le PS a pris conscience des enjeux et des maladresses de la notion de productivisme d'où l'idée d'une TVA différenciée selon les produits. L'avenir ne peut s'inscrire nulle part d'autre que dans l'Europe, une notion qu'Europe Écologie a toujours mis en avant. Les piliers de la société doivent également reposer sur les notions de liberté et de justice et enfin, la croissance de même que les industries ont une place, un rôle et une reconversion à tenir pour la société de demain.

Corinne Lepage se dit favorable à une "évolution allant vers l'entreprise", avec plus d'Europe et donner une place centrale à l'emploi. A propos du nucléaire, elle propose que l'on sache « comment on évalue les investissements public ». Pour elle il y a un besoin criant d'innovation à ce sujet, le PIB étant un "mauvais outil". De ce fait elle en propose d'autres : les politiques publiques mises en œuvre et leur répercussion, le patrimoine etc. etc.

En matière d'Europe, Daniel Cohn-Bendit est sur la même longueur d'onde et pense ouvertement que c'est l'Europe qui va permettre la fameuse transformation écologique. "Envisager la politique européenne passe par Bruxelles" où il y a – et il faut le savoir une bonne fois pour toute – une « réserve financière » de taille. La politique européenne future doit être au centre des préoccupations car c'est par elle que pourra se "concrétiser la politique sociale et écologique dont nous avons besoin".

 

 

 

 

Pierre Moscovici par rapport au nucléaire s'est voulu bref : il faut un calcul de la « rentabilité » de cette forme d'énergie et en donner le « délai » suffisant. Il a ensuite enchaîner sur le thème de la sécurité, cette dernière la souhaitant « libre et juste ». Pour lui il est indispensable de renforcer les libertés publiques. Il estime également que Nicolas Sarkozy « ne respecte pas les principes républicains ». Ainsi, la campagne en faveur des libertés publiques doit commencer dès cet été et ne pas attendre 2012. Mais l'ancien ministre met en garde à propos du piège de la rentrée qu'il faut éviter sur le thème du social. « Il ne faut pas toujours accepter le débat de l'adversaire ». Il promeut enfin le respect des forces de l'ordre – qui semble évident ! - et de leur budget. Il y a alors une « proximité à retrouver » en liant cela au respect des libertés.

Pour Daniel Cohn-Bendit, il est fondamental de recouvrer la liberté de la presse. Le problème étant entre autre que la "publicité oblige la consommation". Mais de suite l'eurodéputé met en garde vis-à-vis d'une condescendance possible de la part de certain qu'il faut éviter absolument car « on n'est pas mieux que les autres ». Ensuite, selon lui, le discours qui vante l'augmentation des salaires pour rebooster la consommation est négatif. Il faudrait un changement structurel car « ce n'est pas au gouvernement de dire ce qui est bien et ce qui est mal ». Les politiques publiques doivent en amont donner la possibilité aux citoyens de trouver le chemin de leur émancipation. Concernant le nucléaire, Daniel Conh-Bendit défend l'idée que ce n'est pas la faute de l'Europe si nous n'en sortons pas mais que cela est « dans nos têtes ». Il s'explique : en Allemagne il y a eut il y a trente ans une alliance totale des Verts aux néo-libéraux et à la sociale-démocratie. L'énergie du pays a donc pu petit à petit trouver une voie pour son renouvellement. Pour lui « l'énergie nucléaire n'a pas d'avenir » et en sortir nécessitera bien évidemment le besoin d'un financement.

 

 

Corinne Morel d'Arleux en matière de sécurité estime qu'il y a un problème de moyen et que nous devons nous poser la question de l'efficacité des politiques menées. Actuellement il y a un « double langage » de la part du pouvoir à travers des « textes hypersécuritaires » et la baisse du budget de la police. Pour le Front de Gauche, il y a une vision large de la question de la sécurité humaine et du droit d'intégrité qui renvoie à la santé, au social etc. etc.

Daniel Cohn-Bendit enchaîne sur le sujet de la sécurité et met en garde : « ne tombons pas dans l'angélisme ! » Néanmoins, il s'attaque aux choix de la fermeture des salles de consommation de drogues, ce qu'il considère comme étant un « crime pour la sécurité » et une « non-assistance à personne en danger » car il s'agit d'une question de « sécurité et de santé publique ». Ensuite, à propos de la sécurité dans les banlieues, il faut discuter de la façon dont on peut arriver à « dépénaliser et décriminaliser les drogues douces ». Le problème c'est donc que les « mafias et les gangs se créent quand on organise du manque », ce que va favoriser le gouvernement et les politiques mises en œuvres. Il y a le besoin d'une politique de proximité et de réseaux sociaux mais à eux seuls ils ne résoudront rien car cela reste insuffisant. DCB cite l'exemple de la politique menée par Giuliani à New-York, où des gymnases sont désormais ouverts 24h/24 pour que les jeunes aillent faire du sport au lieu de rester inactifs et souvent dans la rue. Il fait ensuite référence à Philippe Meirieu qui la veille lui expliquait que les écoles publiques étaient fermées un jour sur deux. Ainsi, il faut « donner des loisirs, des lieux d'occupations »... et donc pourquoi pas réquisitionner ces écoles qui demeurent inutiles la moitié de leur temps ?

Pour Corinne Lepage il faut revenir aux causes du sentiment de l'insécurité. Pour elle c'est un ensemble interdépendant (budget, éducation, culture etc.). L'insécurité est également d'ordre économique et à tous les niveaux que cela puisse être ; le jeu du Front National est fait par l'intermédiaire de Nicolas Sarkozy avec ses politiques migratoires qui font l'amalgame avec l'insécurité. Il y a donc un grave « danger » à propos de la « rupture » avec les valeurs républicaines.

Cécile Duflot prône la convergence et la « nécessité d'une nouvelle réponse » en matière de sécurité sans tomber dans l'angélisme, elle le répète. L'idée serait une « politique de prévention avec des acteurs sur le terrain ». Aujourd'hui la répression fait trop figure de « sanction » à l'aide d'une « justice immédiate ». Le message écologiste doit contenir la « culture de la non-violence ». Les réponses militaires et sécuritaires physique ne peuvent pas fonctionner sur le long terme (exemple de l'Afghanistan). Il doit y avoir une chaîne logique : « prévention – dissuasion – sanction - réinsertion ».

Enfin, DCB évoque le problème de l'immigration (qui ne devrait plus en être un). Pour lui, « l'Europe en a besoin » de l'immigration. Les solutions sont à trouver par l'Europe car cet espace européen est un « espace de vie » et pas seulement économique. Face à ce besoin d'immigration, des réponses sont à trouver notamment lors de l'entrée dans l'Europe et la préparation à l'intégration qui doit donner envie de s'identifier au pays et d'y être accepter. Le souci majeur est souvent celui de la part de l'immigré de ne pas se sentir chez soi et donc de ne pas être responsable de la paix au sein de la société et de ne pas se sentir reconnu.

 

 

 

Par Diplomate0669 - Publié dans : Journées d'Eté d'Europe Ecologie
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Mardi 7 septembre 2010 2 07 /09 /Sep /2010 12:00

  Grande plénière du vendredi 20 août, 18h-21h.

 

En présence de :

 

  • Corinne Lepage, présidente de CAP21 ;

  • Patrice Bessac, porte-parole du PCF ;

  • Cécile Duflot, secrétaire nationale des Verts ;

  • Daniel Cohn-Bendit, eurodéputé ;

  • Pierre Moscovici, secrétaire national du PS chargé de la convention nationale sur le nouveau modèle de développement ;

  • Corinne Morel d'Arleux, secrétaire nationale du Parti de Gauche au combat écologique.

L'autre partie du débat a était consacré essentiellement à la question du périmètre et de la nature du partenariat. Pour Cécile Duflot la voie semble claire : un « accord libre et responsable ».

 

Corinne Lepage regrette une « politique qui sépare » alors qu'il faut rassembler et ainsi ériger un « arc républicain ». Il est évident pour elle qu'il faut éviter un second mandat de Nicolas Sarkozy pour 2012-2017. Le but est donc dans ce partenariat à venir de trouver une « synthèse et non un programme commun ». Elle se dit favorable à un « projet de transition [et non de transformation] vers un autre modèle de développement ».

Pour Patrick Bessac l'objectif majeur est le suivant : « battre Sarko mais surtout sa politique ». Il propose alors la formation d'une « alternative de gauche » laquelle doit être pétrie de remises en causes fondamentales afin de tendre vers un « mouvement citoyen et populaire » où chacun aura droit au débat et aux initiatives.

Corinne Morel d'Arleux souhaite « changer la donne à gauche pour créer une véritable alternative » car elle estime qu'aujourd'hui il y a un constat manifeste de la dérive du PS vers un modèle social-libéral. L'autre point sur lequel elle revient est bien évidemment celui de « battre la droite et Sarko » - Je ne reviens pas là-dessus. Ensuite, elle propose de mettre en œuvre un « vrai programme de rupture » avant d'évoquer l'Europe dont elle pense qu'il faut recourir à la réouverture des négociations à propos du traité européen car le problème est lié au rapport avec l'Europe qui est entretenu : « quelle marche avec le capitalisme » ? C'est un refus catégorique de la part du Front de Gauche. Corinne Morel d'Arleux dénonce enfin que le capitalisme s'est emparé et approprié l'écologie, en le détournant de son essence première. « Aujourd'hui, la gauche a une responsabilité politique ».

Quant à Cécile Duflot, elle est « fatiguée d'entendre toujours les mots ''capitalisme'', ''gauchiste'' » etc. Pour elle le débat doit porter sur la question de « que produit-on, comment et pourquoi ? » L'objectif est d'engager une transformation écologique de la société car il y a urgence ! Aujourd'hui il y a un « déficit de foi réel en ce que la politique puisse changer les choses ». Cécile Duflot rompt clairement avec les positions du passé de l'écologie politique dans le sens où elle souhaite « aller à l'exécutif » car pendant trop de temps les « écologistes ont joué sur cette non-présence » comme pour se montrer plus « purs » mais ce n'est en rien efficace.

Pierre Moscovici est également très clair sur le sujet. Personne n'est « prêt pour un programme commun ou une candidature commune » donc cela n'arrivera pas. A l'aube de 2012, la gauche est à un « fort moment de responsabilité ». Il précise qu'il ne doit pas y avoir « d'alliance de façade » et préserver une forme de gauche plurielle sans retomber dans les vieilles unions des années 1970 et 1980. Il assume le fait que l'échec a trop longtemps été la conséquence d'une « hégémonie socialiste ». Il fait plaisir à toute la salle en disant que les écologistes ne doivent pas seulement être dans un gouvernement au ministère de l'environnement. Enfin, en terme de « contrat » il en faut un qui soit « public et révisable ».

Pour conclure, la parole revient à DCB. Il souhaite revenir sur la question de l'hégémonie de la gauche. Il prend l'exemple de l'Italie où cela fut un fiasco puisqu'aujourd'hui c'est Berlusconi qui est au pouvoir ! Il soulève de plus le problème que dans la société l'orientation se fait selon une gauche et une droite qui représentent quelque chose à certains mais que pour « une autre partie il n'y a pas de réponse à leurs problèmes ». Ainsi, comment parvenir à un partenariat ? L'idée serait d'arriver à trouver « 20 propositions, sur l'urgence de la transformation écologique, la gouvernance nouvelle, une autre démocratie, les 1% d'aide culturelle et au développement » ce qui constituerait une « base de négociation avec les citoyens français et ceux qui les représentent ». Les raisons et les explications des crises que nous subissons nous les savons, mais malgré tout il n'y a « pas de résultats ». Alors il y a une responsabilité face au pouvoir actuel de « donner la possibilité à tous les citoyens d'où qu'ils viennent de nous rejoindre ». Ce n'est pas de l'opportunisme car il y a un « accord » en substance. Aussi, il ne faut pas tomber dans un procédé de « réponse scientifique » car ce n'est pas constructif. Le compromis est une forme d'accord raisonné et raisonnable permettant à terme de continuer à appeler les citoyens à rejoindre le rassemblement. Pour DCB il faut « accepter de dialoguer avec tous, être ouvert vers toute la société avec les difficultés que cela représente ». Enfin, il conclu la plénière de cette façon : le « périmètre (du partenariat) c'est le résultat de notre intelligence politique et de notre capacité à innover politiquement ». La démocratie se doit d'être nouvelle et ouverte d'où sa phrase lancée comme un cri du cœur (un peu sous la stupéfaction de Cécile Duflot) : « Welcome in the club » à tous ceux qui le veulent en faveur d'une « politique juste, sociale, basée sur la transformation écologique et ayant une responsabilité européenne ».

 

 

 

 

 

Par Diplomate0669 - Publié dans : Journées d'Eté d'Europe Ecologie
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